septembre 24th, 2009

Accompagnement par l'écrit L.FISSEUX Accompagnement Par l’Ecrit (A.P.E.) des épreuves de la vie ou de la fin de vie, de la maladie ou de la vieillesse, et finalement, de la Vie ! Accompagnement individuel ou bien en atelier d’écritures.
A travers des productions telles que le faire-part, le courrier personnel, le témoignage, le discours, le recueil, la relecture de vie, la biographie, les directives anticipées ou tout autre document choisi par l’écrivant.Personnes concernées : Tous publics, mais aussi… les personnes en souffrance psychologique et/ou physique ; les personnes malades (d’un cancer ou d’une autre maladie) ; les personnes « en reconstruction » après une maladie ou un deuil ; les proches aidants d’une personne malade ou en fin de vie.


Ecrire pour l’autre, c’est tout un art, un alliage subtile et complexe de sensibilité, d’écoute empathique, de psychologie. Il ne s’agit pas moins de transfigurer quelques mots – parfois hésitants, souvent décousus – en un texte clair et plein de sens, ou un riche récit, toujours fidèle à l’écrivant.

J’écris pour des personnes qui n’en ont plus le goût, la force ou la capacité motrice. Une lettre rédigée avec Amour à un proche pour (re)créer du lien ; un faire-part où les mots choisis révèlent l’émotion qui s’y trouve lovée ; une biographie aux mille couleurs de la Vie, pour ceux dont le chemin reste à parcourir… Durant quelques minutes, parfois des mois durant, reliés par le cœur, nous écrivons ensemble, fusionnons le temps d’un partage de mots et de maux, de rires aussi !

La production achevée, je sais alors si j’ai « bien » écrit. La personne accompagnée pour laquelle ma plume s’est envolée, se saisit alors de sa lettre ou de sa biographie, et me dit : « Je ne sais pas comment j’ai fait tout ça ! Je ne m’en croyais pas capable… » Lorsqu’un proche ou un soignant l’interroge, la personne resplendit de fierté souriante. C’est alors – et alors seulement – que je sais que j’ai « bien » écrit : lorsque je constate que la personne s’est approprié sa production, et que je disparais, la laissant à son estime retrouvée. Je m’éclipse, discrète, aussi légère qu’une plume, vers d’autres mains qui ne peuvent plus écrire, vers d’autres âmes qui ont tant à partager…

Là réside la magie de l’écrivain public : écrire pour l’autre, avec l’autre, au point que cet autre ait le sentiment d’avoir écrit lui-même. C’est toujours beau, unique, bouleversant… Un travail de l’ombre empli de Lumière !

N’hésitez pas à venir à ma rencontre, selon votre intuition, sachant que je puis m’adapter à votre besoin, votre envie.

Questions à… Laëtitia Fisseux

« L’accompagnement par l’écrit : un soin du cÅ“ur et de l’âme, auprès du corps souffrant… »

Rencontre avec une écrivaine-biographe qui intervient auprès de personnes éprouvées par la maladie, la vieillesse ou la fin de vie.

Quelle est la nature de votre travail ?

L.FISSEUX : Soutenue par le Conseil Général de l’Ardèche, j’interviens depuis bientôt 2 ans, au sein de différents établissements médicalisés, accueillant des personnes malades, en fin de vie, ou bien âgées dépendantes. Je propose à ces publics empêchés un accompagnement par l’écrit. C’est l’occasion de se rapprocher de ceux qui nous sont chers, d’écrire une lettre à un proche, de rédiger sa biographie pour nos descendants, de participer à un atelier d’écritures en groupe ou bien encore de réaliser un journal ou un recueil entre résidents.

Qu’apporte précisément l’accompagnement par l’écrit ?

L.FISSEUX : La possibilité de se relier aux autres, mais aussi à soi-même, de « dire » merci, pardon, je t’aime… Il est bon de délester son coeur de souvenirs douloureux, de pouvoir exprimer une douleur, une colère, un regret ou une culpabilité, faire place aux émotions, s’autoriser à n’être plus que soi… Ecrire, c’est aussi réanimer un lien social distendu ou rompu, renouer avec son entourage et l’extérieur, lutter contre l’isolement affectif. Ecrire, c’est encore soulager la peine et la peur à l’approche de la mort, permettre un rapprochement avant l’ultime séparation et finalement, un lâcher-prise. Un cheminement difficile que la magie de l’écriture autorise. Au-delà de ces divers aspects, la personne qui se raconte se sent valorisée à travers ses réussites et bonheurs passés. Ecrire, c’est une création toujours unique, un projet de vie individualisé toujours possible ! Force est de constater les bénéfices offerts par l’écrit en tant que soin du cÅ“ur et de l’âme.

Quel est votre parcours ?

L.FISSEUX : Membre agréée de l’Académie des Ecrivains Publics de France, formée à l’accompagnement en fin de vie, à la communication non violente et à la guidance des publics en difficulté, je suis passée par l’Ecole de la Vie – sévère – qui m’a naturellement dirigée vers les personnes en souffrance psychologique, comme les aidants familiaux de malades Alzheimer par exemple, que j’accompagne aussi. Je participerai d’ailleurs aux deux prochaines conférences organisées par la MGEN, FA et le Conseil Général de la Drôme, le 7 octobre à Montélimar et le 9 décembre à Valence.

Comment les malades, les personnes âgées vivent-ils vos interventions ?

L.FISSEUX : C’est une complicité merveilleuse qui s’installe entre les gens et moi, à chaque fois. L’époux de Marie, une jeune femme en fin de vie, en a témoigné notamment. Il a souhaité écrire leur histoire d’amour pour la lui relire. Un dernier projet qu’il a ainsi pu bâtir et partager avec elle. Une production écrite qu’il a décidé de conserver par la suite pour leurs deux filles. Je le cite : « Le travail que nous avons fait ensemble m’a permis de soulager la difficulté d’accompagner ma femme. Cela m’a donné un moyen de communiquer avec elle. A ce jour, elle n’est plus là, mais j’ai avec moi ce support qui me relie à elle. De plus, l’échange que nous avons eu vous et moi m’a aidé et me pousse à aller de l’avant. Ce qui n’est pas évident. » Une autre personne, plus âgée, m’a dit encore : « Le travail de biographie m’a fait marcher la mémoire, les souvenirs, sinon, on n’en parle pas… » Les personnes qui osent l’écrit se font réellement du bien.

Quels sont vos projets dans un futur proche ?

L.FISSEUX : Je proposerai un atelier de biographie-groupe de paroles à l’Espace Ressources à Aubenas, dès octobre. Une journée P.O. y sera organisée le 26 septembre. En 2010, je devrais animer un atelier d’écritures sur le site « Guérir » de David Servan-Schreiber, au profit de ses membres concernés par le cancer et la volonté commune de se faire du bien au cÅ“ur de la tourmente. Un principe vital pour tendre vers une guérison que l’on espère toujours possible.

Annie Mura

Expérience et formation :

• Missionnée par le Conseil Général de l’Ardèche auprès des publics empêchés (personnes malades, en fin de vie ou âgées), en établissements médicalisés (centres hospitaliers et services palliatifs, maisons de retraite, cantous et centres d’accueil de jour pour personnes malades Alzheimer)

• Activité indépendante : accompagnement par l’écrit individuel (biographie, correspondance,…) et atelier d’écritures (proposé notamment aux aidants familiaux), médiation familiale,

• Formée à l’accompagnement en fin de vie (JALMALV + intra-hospitalière)

• Formée en Communication Non Violente pour acteurs de la santé

• Formée à la guidance des publics jeunes et adultes, en difficulté de langue et socio-professionnelle

• Licenciée en formation des adultes

Oser l’écrit, c’est partir à la découverte de soi, à la rencontre des autres. C’est s’ouvrir au monde et à l’éventualité de se faire du bien. Au cÅ“ur de l’intime en détresse, cet élan personnel et créateur reste un principe vital vers un mieux-être toujours possible.
N’hésitez pas à me contacter si je puis vous rendre service, répondre à votre besoin, désir : 06.30.41.73.72. Je me déplace sur la Drôme et l’Ardèche principalement, mais reste ouverte à tous les beaux projets qui m’appelleraient de plus loin !

SERVICES PROPOSES (et ouverts) :
• Biographie individuelle ou familiale
• Correspondance privée
• Rédaction directives anticipées
• Faire-part, discours pour tous événements de la vie
• Rédaction-correction mémoire, thèse
• Aide à la VAE et la recherche d’emploi (lettre de motivation, CV)
•
• Ateliers d’écriture créatifs pour les enfants et les adolescents, les adultes et les aînés
• Ateliers de soutien par l’écriture pour les personnes malades ou endeuillées, pour les parents d’un enfant malade
• Ateliers d’écriture adaptés pour prévenir/soulager l’épuisement professionnel
•
• Formation « Histoires de vie – Projets de vie » : pour donner sens à son parcours personnel, familial, professionnel et socio-culturel, pour (ré)orienter sa vie vers de nouveaux projets
• Formation à l’accompagnement par l’écrit des publics vulnérables, pour les personnels d’associations, d’institutions éducatives ou médicalisées
• Remise à niveau/remédiation en Français, pour les adultes francophones ou étrangers
• Perfectionnement en orthographe

Dans l’attente du plaisir de croiser votre chemin, au fil des mots…

Bien à vous.
Laëtitia FISSEUX


Laetitia FISSEUX écrivain public


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4 Commentaires pour “Ecrire pour l’autre”

  1. Laurent a dit :

    Bonjour

    Après avoir lu votre billet, il me semble que le sujet de santé publique pour lequel notre client Macif se bat peut forcément vous concerner.

    Vous le savez sans doute] : un tiers des Français a dans son entourage une personne dite « dépendante ». Cette personne a perdu son autonomie suite à une maladie, un accident, un handicap ou en raison de son âge.
    Elle a besoin d’aide, et cette prise en charge est souvent faite par ses enfants, son conjoint, un membre de sa famille. On les nomme les aidants familiaux.

    Comprendre les besoins souvent complexes de ces parcours singuliers pour mieux les accompagner, voilà la première étape d’un projet d’envergure mené par la Macif qui se déploiera tout au long de 2009 et 2010 pour faire de la perte d’autonomie une véritable question de société.

    Pour cette première étape, la Macif a besoin de recueillir un maximum de témoignages de personnes qui vivent cette situation afin d’identifier les difficultés qu’elles rencontrent, leurs attentes et leurs espoirs. L’enquête est disponible sur aidants.fr jusqu’au 31 octobre 2009.

    Grâce aux résultats de cette enquête, la Macif souhaite provoquer une prise de conscience nationale, afin de démontrer ce que les aidants apportent à la société. Elle veut aussi mobiliser le monde politique, pour les inciter à aborder ce sujet avec des réponses concrètes. Enfin cette enquête va servir à imaginer des solutions pertinentes pour accompagner les « aidants », des solutions qui, on l’espère, vont émerger de ce questionnaire en ligne.

    Alors que vous propose-t-on ?

    Et bien d’abord que vous-même, si vous êtes aidant, vous donniez un peu de ton temps pour remplir ce questionnaire. Ensuite, si vous connaissez dans votre entourage (en ligne et offline bien sûr) des gens qui peuvent se reconnaitre, et bien là aussi les inciter à répondre. Enfin, si vous le souhaiter, inciter votre communauté de lecteurs à faire circuler ce lien vers l’enquête.

    Bien sûr, si le sujet vous intéresse, nous pouvons vous faire passer des documents ou synthèses dont on dispose, ou organiser des interviews avec Anne-Sophie Bouttier-Ory, Responsable des actions sociales et de l’offre de services aux adhérents de Macif-Mutualité.

    C’est vraiment une cause pour laquelle tous les acteurs citoyens du web notamment peuvent contribuer. Donc si vous êtes partant(e)…

    Bien à vous, et désolé pour ce long commentaire…

  2. FISSEUX Laëtitia a dit :

    Bonjour Laurent, tout d’abord, merci pour votre message qui m’intéresse, bien entendu. J’interviens déjà en partenariat avec la MGEN de la Drôme, très investie dans le même projet que le vôtre. Je serais ravie de pouvoir m’associer à votre démarche également. Si vous voulez bien, nous pourrions en reparler par mails interposés. Je vous laisse le mien : laetitiafisseux@yahoo.fr. Je ne manquerai pas d’inviter les aidants que je connais à répondre à votre questionnaire. Au plaisir d’un prochain contact. LF

  3. RUFIN a dit :

    Bonjour,
    j’aimerais avoir des précisions sur la formation à l’accompagnement par l’écrit des personnes vulnérables. Sous quelle forme est prévue cette formation (stage, lieu, dates, durée,coût) et peut-elle être envisagée dans le cadre du DIF ?
    merci d’avance,
    cordialement,
    Sylvie Rufin

  4. Laïza la vie au quotidien a dit :

    Bonjour Madame,

    La formation à l’accompagnement par l’écrit se déroule dans un cadre de formation professionnelle, mais elle peut s’envisager individuellement si un besoin personnel, familial, existait toutefois pour vous.

    Cette formation ne peut être prise en charge dans le cadre du DIF que si vous passez par votre employeur, puisque c’est par son intermédiaire que fonctionne le DIF.

    N’hésitez pas à me contacter directement pour de plus amples renseignements.
    Bien cordialement.
    Laëtitia FISSEUX

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